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EDITO – Le Cameroun tente la dette verte

400 milliards. C’est le montant le plus surveillé du décret d’endettement 2026. Sur les 1 650 milliards autorisés, c’est la part que Yaoundé veut lever à domicile, via syndication et obligations du Trésor. La nouveauté ? Une composante ESG. Le Trésor ne veut plus seulement emprunter, il veut emprunter utile. Un taux indexé sur des […]

400 milliards. C’est le montant le plus surveillé du décret d’endettement 2026. Sur les 1 650 milliards autorisés, c’est la part que Yaoundé veut lever à domicile, via syndication et obligations du Trésor.

La nouveauté ? Une composante ESG.

Le Trésor ne veut plus seulement emprunter, il veut emprunter utile. Un taux indexé sur des KPIs verts et sociaux. Moins cher si l’État tient ses promesses de développement durable.

L’idée est habile. Le marché CEMAC est asphyxié. L’encours est passé de 1 800 à 9 000 milliards FCFA en cinq ans. On ne lève plus 300 milliards d’un trait. Il faut séduire de nouveaux investisseurs, hors banques classiques. Les fonds ESG et la finance islamique sont la cible.

Mais le label ne suffit pas. Sans certificateur indépendant, sans pénalité crédible en cas de non-respect des engagements, cet emprunt restera du greenwashing budgétaire.

Si le cadre est solide, ce 400 milliards peut devenir le benchmark de la dette durable en zone CEMAC. S’il est bâclé, il coûtera plus cher que la dette classique.

Le marché jugera vite.

Lariviere Mvogo

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